/ Réflexions

L'intelligence artificielle et les entreprises françaises

Laurent Alexandre (actionnaire de La Tribune) et cofondateur du site Doctissimo a lancé un débat important sur l'intelligence artificielle (IA) et son positionnement en Europe Intelligence artificielle : l'Europe est-elle condamnée à rester un nain ?

Il y rappelle à quel point l'IA va transformer les entreprises

BNP Paribas va crever s'il rate le passage de l'intelligence artificielle. Pareil pour Peugeot s'il loupe la voiture autonome. Mais ces chutes se feront sur vingt ans, pas en six mois.

et que l'Europe ne dispose pas de géants pour participer à la compétition

Mais dans la phase actuelle d'IA, l'Europe n'a pas sa chance. Elle n'a pas de grandes plateformes, elle n'a pas de Gafa, elle n'a pas de BATX. D'autant que les règlements européens limitent la constitution de grandes bases de données. En clair, si la phase actuelle d'apprentissage supervisé par des montagnes de données se prolongeait, l'Europe deviendrait un continent sous-développé par son inexistence en matière d'IA

Il émet aussi plusieurs réflexions philosophiques sur l'IA, je reviendrais sur cet aspect qui m'intéresse tout particulièrement dans un article ultérieur.

Je souhaite d'abord revenir sur l'aspect économique de l'article car nous (Dhatim) ne partageons pas ce point de vue qui nie tout un pan de l'activité d'entreprises sur l'intelligence artificielle en Europe.
Thomas Bourgeois, CEO & fondateur de [Dhatim](http://pay.conciliator.ai) a donc pris le temps de répondre à cet article pour préciser la vision de l'IA par les entreprises qui l'utilisent pour fournir un service opérationnel : Non, Monsieur Alexandre, la France n'est pas le tiers-monde de l'intelligence artificielle, bien au contraire !

J'en extrais quelques morceaux choisis pour vous donner envie de lire tout l'article :

  • tout d'abord, l'IA pour les entreprises ne se résume pas au "B to C" : la vente au consommateur individuel final. C'est d'abord le coeur de l'entreprise, ça façon de produire (administratif inclut) qui va être transformé :

En effet, tout le monde est enchanté de savoir que son téléphone puisse le reconnaître aisément ou que sa future voiture le conduise à bon port, mais les domaines d'application de l'IA sont beaucoup plus vastes et les challenges beaucoup plus importants qu'il n'y parait. Pratiquement tous les process de l'entreprise peuvent bénéficier des apports de l'IA pour optimiser, remplacer et automatiser.

C'est d'ailleurs sur cet axe que Conciliator™ PAY vient apporter l'IA aux entreprises françaises.
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  • ensuite l'IA doit sortir de l'approche laboratoire dans les entreprises en fournissant des résultats clés en main. Sortir de l'erreur qui a été faite avec la "BI" dans les RH : donner de l'information à des DRHs, responsables de paie, ce n'est pas mettre à disposition des outils de "BI", c'est leur donner des résultats qui les aident. Pour l'IA, c'est pareil, elle est là pour fournir des préconisations qui vont aider les responsables RH et paie.

Intégrer de l'IA dans des process de l'entreprise, c'est produire des logiciels génériques utilisables par tout à chacun dans la fonction qu'il occupe sans avoir à le remplacer par un doctorant de troisième cycle.

  • enfin il faut reconnaitre que la France dispose de beaucoup de PME (comme Dhatim) qui ont décidé d'avancer vite et fort dans le domaine de l'IA pour en faire une technologie accessible à toutes les entreprises sans investissement lourds et longs.... Il faut donc surtout en parler pour ne pas les laisser se faire étouffer par le marketing américain.

La France, plus que tout autre pays au monde, a tout pour réussir.

C'est une belle conclusion optimiste !
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