/ Réflexions

L'intelligence artificielle a besoin de l'humain

Les médias se sont emparés l'intelligence artificielle et forcément, pour faire de l'audience, il est important d'agiter les sentiments comme la peur ou la fascination.

Il est donc fondamental sur ce sujet de lire des articles précis qui parlent d'expérience avec du recul.
L'article Intelligence artificielle: votre prochain concurrent est un Centaure; Êtes-vous prêt? de Philippe Silberzahn est un bon exemple de ce type d'articles.
Il évoque l’expérience de Garry Kasparov, premier champion du monde d’échecs battu par un ordinateur qui, au lieu de développer des fantasmes suite à la perte de sa suprématie face à l'ordinateur, a essayé d'aller plus loin.
Il a organisé des tournois d'échec avec des hommes utilisant des ordinateurs.
Lisez l'article mais la conclusion est très intéressante :

ce qui fait la différence, c’est le processus, c’est-à-dire la façon dont l’humain moyen doté d’une machine moyenne utilise cette dernière. Ce qui fait la différence, c’est donc la façon d’utiliser l’informatique, pas l’informatique elle-même, si puissante soit-elle.

Nous sortons du fantasme pour aller vers la réalité : l'intelligence artificielle n'est pas une pratique magique qui va faire disparaitre l'homme mais simplement un support à l'homme dans ce qui ne fait pas sa spécificité.
Pour cela tout comme pour l'ordinateur, l'intelligence artificielle nécessite celle des hommes pour l'utiliser à bon escient.
L'intégration de l'IA dans un process pensé par des hommes (conduite autonome, reconnaissance de facture, analyse d'erreurs...) est sûrement la véritable voie.